« Où j’en suis maintenant ? Nous partons dans 17 jours ! Cette phrase illustre parfaitement ma reflexion actuelle. Le départ n’a jamais été aussi proche, mais le point de départ du projet non plus, 15 mois déjà !
Depuis que j’ai décidé de partir, je me prépare, je me rends compte que ma réflexion, ma façon de percevoir les choses, les gens, les événements et la manière de me percevoir n’est plus la même. Je suis la même et différente à la fois. Je pense être, aujourd’hui, encore plus dans la capacité de rencontrer l’autre et d’essayer de le comprendre. J’ai bougé « citoyennement », humainement et éthiquement. Je me doute qu’à mon retour j’aurai encore bougé.
Je suis surexcitée à l’idée de partir, de partager, de découvrir, d’apprendre et de rentrer des gens. Quelles émotions vais-je ressentir, au travers de ce que je verrai, ce que je comprendrai et ce que  j’essaierai de comprendre ? Comment vais-je être perçue ? Les gens seront-ils réceptifs à ce que je donnerai, à nos échanges ? Est-ce que je leur apporterai autant qu’ils m’apporteront ?

Emma, 20 ans, Avant son départ à Madagascar


Une des activités utilisé dans le processus d’accompagnement.

Le partage des écrits en groupe permet à chacun de questionner chacun.
Le rencontre entre plusieurs jeunes avec différents projets ouvre les perspectives de chacun.

Atelier Ecriture avant départ Juin 2016

Atelier Ecriture au retour Septembre 2016


Children Republic c’est comme une soirée PYJAMA qui a duré 9 jours !

Crystal, 14 ans, Participante à un échange européen


Que dire….

J’ai pris une vraie claque. J’étais sur la planète terre amis dans une autre dimension. Je savais que j’allais voir des choses différentes mais pas à ce point. Tout est différent : les maisons, les paysages, les transports, la nourriture.
C’est un pays qui sort de la guerre il y a 10 ans. On voit bien que le peuple souffre et qu’il a du mal à remonter la pente.
Ce voyage m’a fait prendre conscience qu’il fallait que j’arrête de me regarder le nombril. Ici on a tout, il suffit de se donner les moyens et le temps pour y arriver. Las-bas les gens se bougent pour faire des études mais ils n’ont pas de taf derrière. Le manque d’eau est une chose très dure là-bas. Une scène m’a marqué. Un jour il a plu et une femme est sortie avec ses bassines pour en mettre tout autour de sa maison. Nous en France on récupère l’eau de pluie pour arroser les plantes et non pour faire à manger.Ce voyage m’aura apporté une plus grande ouverture d’esprit et de tolérance. Je me sens française dans tout mon corps mais je me suis quand même dit qu’en allant là bas j’allais peut être retrouver mes racines….Je me suis trompé sur toute la ligne. Ici je suis black et là bas je suis blanche.
Ou est ma place ?


Au retour de Coubalan